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24/07/2017

La pyrale du buis poursuit ses ravages

Vous avez le droit de savoir.

“La raison du raisin est toujours la meilleure" #ProverbeAlcoolique

Chers Amis, chers visiteurs, chers frangypans,

 "Le partage de la connaissance"

La quatrième "croisade de Bel-Air" débute dès 2004. Elle a pour objectif de vous faire un retour basé sur notre expérience de vie.   La moitié des monuments historiques appartiennent à des personnes privées. Si comme nous, vous n'êtes pas propriétaires du château de Versailles, et que l'inefficacité croissante des services de l’État débordés ou découragés, en charge de la protection du patrimoine, vous ...pèsent, alors ce qui suit est pour vous. 
Il existe bien une association française, reconnue d'utilité publique, qui regroupe des propriétaires de monuments historiques privés. Mais de nouveau, si vos questions sortent du cadre ordinaire, alors personne au niveau national, régional, ni même départemental, ne vous apportera son expertise.


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Par Vincent SARTORIO | Publié le 22/07/2017 à 11:01

«C’est arrivé chez moi il y a une semaine. En trois jours, les chenilles ont tout bouffé. J’ai 4 000 m² de terrain sur lesquels tout est arboré naturellement. Donc tous nos buis sont jaunes. » L’amertume de Maryline Meresse, habitante de Drom dans le Revermont, est partagée par beaucoup d’habitants de l’Ain.
Elle a pourtant tenté de traiter ses arbustes, en pulvérisant du bacillus thuringiensis, un insecticide biologique. Mais cette solution, comme les pièges à phéromones pour les papillons mâles en période de reproduction, ne s’avère pas toujours efficace. « On va voir ce que ça va donner. Mais si les buis alentours ne sont pas traités, ça va forcément revenir chez moi. C’est pénible car lorsque ce sont des chenilles, on retrouve de la soie partout sur les façades. Et lorsque ce sont des papillons, ça vole de nuit comme de jour », poursuit Maryline Meresse.
Au niveau communal, son maire assiste, tout aussi impuissant, à cette invasion.

Aucun moyen d’enrayer la propagation

« On a constaté l’année dernière que la pyrale arrivait dans notre village par le Sud et les villages avoisinants. Mais cette année, ça se propage complètement dans le Revermont. Je pense que la globalité des buis de la commune est attaquée. C’est triste parce que c’est l’emblème de notre territoire. En tant que natif de Drom, j’ai grandi avec. C’était considéré comme des plantes centenaires qui résistaient à tout. Et là on voit qu’elles sont décimées en seulement quelques mois », déplore Yves Guillemot.
Alors que la pyrale a fait son apparition en 2016 dans le bas Bugey notamment vers Lhuis et Belley, elle s’est progressivement étendue au Nord et à l’Est du département. « Mais les zones fortement touchées l’année dernière le seront moins en 2017. Vu qu’il y a moins de buis à consommer, la pyrale se déplace », explique Charly Bonnaffoux, qui travaille pour l’Office national des forêts depuis Hauteville-Lompnes.
La pyrale s’approche ainsi des zones urbaines, notamment de Bourg-en-Bresse. « Mais il ne faut pas s’y méprendre, ce sont bien des buis d’ornement qui ont contaminé ceux des zones naturelles », tient à préciser Olivier Baubet, chef du pôle santé des forêts à la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf) Auvergne Rhône-Alpes.


Second pic de vol dans les prochains jours

Cet insecte, arrivé d’Asie, contamine donc les buis français, sans qu’aucun moyen d’enrayer sa propagation ne soit actuellement au point. « On a posé des placettes pour étudier la réaction du buis une fois que ses feuilles ont été consommées. En me déplaçant un peu partout dans l’Ain, j’ai été agréablement surpris de voir des buis, attaqués début 2016, repartir de belle manière », positive Charly Bonnaffoux.
Mais en général, la pyrale connaît trois pics de vol par an. Les premiers papillons de 2017 ont émergé en juin. Le second cycle est prévu dans les prochains jours. « Lorsque l’on sait qu’une femelle pond jusqu’à 1 200 œufs, la croissance est forcément exponentielle », décrypte Charly Bonnaffoux. Le cycle est infini.
La Draaf effectue actuellement des recherches sur des parasitoïdes qui mangeraient les pyrales en France de manière à les démultiplier et à les relâcher dans les zones touchées.
Une société drômoise tente de développer des trichogrammes qui parasiteraient les œufs de pyrale. L’institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement de Grenoble, travaille, de son côté, sur l’inflammabilité des arbustes.
Mais en attendant le remède miracle, il n’y a qu’à espérer que les buis de l’Ain ne disparaissent pas.

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