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13/07/2017

Ils résistent à l'alcool grâce aux Alcooliques anonymes

Vous avez le droit de savoir.

“Politique et tribunal sont ruine de patrimoine.” Proverbe corse 


Chers Amis, chers visiteurs, chers frangypans,

 "Le partage de la connaissance"

La quatrième "croisade de Bel-Air" débute dès 2004. Elle a pour objectif de vous faire un retour basé sur notre expérience de vie.   La moitié des monuments historiques appartiennent à des personnes privées. Si comme nous, vous n'êtes pas propriétaires du château de Versailles, et que l'inefficacité croissante des services de l’État débordés ou découragés, en charge de la protection du patrimoine, vous ...pèsent, alors ce qui suit est pour vous. 
Il existe bien une association française, reconnue d'utilité publique, qui regroupe des propriétaires de monuments historiques privés. Mais de nouveau, si vos questions sortent du cadre ordinaire, alors personne au niveau national, régional, ni même départemental, ne vous apportera son expertise.


"Tous les lundis, une dizaine de personnes dépendantes à l'alcool se retrouvent dans une petite salle près du théâtre Sorano pour leurs réunions d'Alcooliques anonymes.
Encombrée de meubles poussiéreux et d'ouvrages défraîchis, la petite pièce prêtée par la paroisse Saint-Exupère pour les réunions des Alcooliques anonymes ne respire pas la joie de vivre. Mais le local reprend vie tous les lundis lorsqu'il accueille les rires, les inquiétudes, les fiertés et les difficultés que rencontrent la dizaine d'alcooliques qui s'y retrouvent pour se soutenir dans leur combat contre l'alcool.
Il est bientôt 20 heures. Chloé*, la cinquantaine, élégante, s'affaire à préparer le local comme on s'apprête à recevoir ses amis. Sur la table, des gâteaux, du raisin, du café, des infusions et du mojito… sans alcool.
Peu à peu les autres amis du groupe arrivent et se retrouvent avec une joie non feinte. Hommes, femmes, trentenaires ou sexagénaires, diplômés ou non, tous ont un profil différent, mais ont en commun d'avoir réussi à s'éloigner durablement de l'alcool grâce au soutien de leur groupe d'Alcooliques anonymes (AA).
En Haute-Garonne, le mouvement associatif, indépendant de tout soutien financier, organise des réunions hebdomadaires à Toulouse, Colomiers, l'Union et Muret. En semaine, ils sont environ une dizaine à y participer, et plus d'une vingtaine le week-end.
Les réunions sont très ritualisées : instant de silence, rappel des anniversaires d'abstinence, lecture de la pensée du jour. Puis vient le tour de table, pour prendre des nouvelles de chacun. L'un après l'autre, les participants prennent la parole pour évoquer leurs fiertés, leurs peurs, les décisions qu'ils ont prises dans la semaine et les difficultés qu'ils rencontrent. Ce soir-là, Tom annonce avoir repris contact avec son ex-compagne après une séparation houleuse, Éric est fier d'avoir su, pour la première fois, mettre fin à une relation sentimentale toxique, et Stéphane est ému de voir sa fille rentrer à la fac et de pouvoir enfin être un exemple pour elle. Vient ensuite le sujet de discussion du jour, différent à chaque session.
Étonnamment, l'alcool n'est que très rarement évoqué au cours de la réunion. «Nos discussions portent surtout sur comment se reconstruire et réapprendre à vivre pleinement sans alcool. Ça se rapproche vraiment du développement personnel», explique Didier. «Quand on devient sobre, on devient à nouveau responsable de ses actes, ce qui est formidable et en même temps difficile puisqu'on ne peut plus blâmer l'alcool pour nos problèmes. Venir ici nous permet de nous soutenir mutuellement», précise Dominique.
Pour beaucoup des participants, les AA sont devenus une deuxième famille. «Les membres du groupe me connaissent mieux que mes proches. On sait ce qu'est l'alcoolisme, on se comprend», explique Jeff. «Je suis passée par les cures, les médicaments, les thérapies. Rien n'a marché, jusqu'à ce que je vienne ici. Sans leur soutien, je n'aurais jamais tenu», assure Chloé, qui n'a pas bu un verre depuis plus de six ans. Plusieurs études montrent que ce soutien psychologique mutuel chez les AA, réduit considérablement les risques de rechute chez les alcooliques abstinents.Ce lundi soir-là, les participants se sont quittés après de nouveaux éclats de rire. La bouteille de mojito sans alcool, elle, a été à peine entamée.
Les premières réunions AA de chaque mois sont ouvertes à tous. Informations : 05 34 40 82 98 Les AA tiendront leur convention régionale du 14 au 16 octobre.
*les prénoms ont été modifiés

Réunions pour les proches

L'alcoolisme a aussi un impact considérable sur l'entourage des malades, qui peuvent développer des symptômes de co-dépendance ou un sentiment de culpabilité. Pour les accompagner, le mouvement des Alcooliques Anonymes organise des groupes d'échange Al-Anon, pour les familles et amis d'alcooliques. Parmi eux figure Sophie, fille d'alcoolique. «Grâce à ces échanges, j'ai appris à comprendre mon père, à l'aimer, et surtout à m'occuper de moi, déculpabiliser et accepter que je ne peux pas régler ce problème à sa place». Informations : 07 50 95 95 25, alanonmidipyrenees@laposte.net

«Je n'avais pas vu que j'avais tout perdu»

À 44 ans, Jeff est aujourd'hui un membre actif des Alcooliques Anonymes (AA) en Haute-Garonne. Un engagement essentiel pour celui qui a pu surmonter plus de 20 ans d'alcoolisme grâce au mouvement. «Je suis l'aîné de trois enfants. Quand mes parents ont divorcé, j'avais 9 ans, et ma mère a sombré dans l'alcool. Alors j'ai passé mon enfance à protéger mon frère et ma sœur et à m'occuper de ma mère, la doucher, la coucher, jeter et cacher ses bouteilles. À 13 ans, je prends ma première cuite. Mais ma mère ne me dit rien parce qu'elle est plus bourrée que moi. Très vite, je deviens celui qui boit le plus de mon groupe d'amis, je fais la fête. Je crois que c'est ça la vie, et je m'enfonce dans la vie de bistrot». Jeff entre alors à l'école de journalisme de Toulouse. «À 23 ans, j'ai des ardoises au mois dans les bars du coin. Je perds tous mes amis et l'alcool me clochardise. Je dors dans la rue et je fais la manche au Pont-Neuf. La nuit, je me réveille avec des angoisses, tremblant. Alors la première chose que je fais, c'est boire. Je prends une cuite à midi, puis à 16 heures, un apéro à 19 heures, et je finis invariablement à l'épicerie de nuit. Et je ne vois pas que j'ai tout perdu». En 2005, sa vie bascule lorsqu'une amie l'emmène à une réunion des AA. Il a 33 ans. «J'étais bourré. Et là, il s'est passé quelque chose. Ils m'ont fait confiance alors que je ne me faisais pas confiance moi-même. Ils m'ont laissé les clés du local. J'ai appris à écouter les autres. Aujourd'hui, les amis du groupe me connaissent mieux que ma famille et je n'ai pas bu une goutte d'alcool depuis six ans et demi. L'alcool a capitulé. Je n'ai plus besoin de lui»."

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